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sam. Sep 25th, 2021

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MALI: Depuis un an les noix de cajou récoltées au Mali sont torréfiées dans le Doubs.

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Elisa et Koreissi Touré travaillent avec des agriculteurs produisant des noix de cajou au Mali, depuis plusieurs années. Suite à la crise du Covid-19, ils créent une micro-entreprise, à Bians-les-Usiers, où elles sont torréfiées et commercialisées.

A Bians-les-Usiers, dans le Doubs, l’entreprise « Jiriba » a vu le jour en mai 2019, en pleine crise du Covid-19. Elle torréfie et vend des noix de cajou récoltées dans le sud du Mali. A l’origine de cette aventure,  il y a une belle histoire d’amour. La rencontre entre Elisa et Koreissi Touré, un franco-malien qui a grandi entre le Doubs et le Mali.

Koreissi Touré est agronome de formation. Elisa a suivi des études de commerce et ressources humaines. Il y a 10 ans, ils sont partis s’installer et travailler au Mali. Koreissi voulait travailler pour le développement agricole de ce pays, avec des agriculteurs locaux.

J’ai trouvé le projet de Koreissi fantastique.  

Elisa Touré

Environnement et éthique, au coeur de leur projet d’entreprise 

Après avoir travaillé pour une entreprise à Bamako, ils décident de mettre en commun leurs compétences.  En 2012, Elisa et Koreissi créent leur propre entreprise, en tenant compte de leurs préoccupations : environnementales et sociales. Ils travaillent en étroite collaboration avec des producteurs locaux  produisant du sésame et du soja, dans le sud du Mali. Ils achètent leur production de manière à leur assurer une rémunération correcte, trouvent des débouchés pour l’exporter, et apportent un appui à la certification Bio.

Certains des agriculteurs de la coopérative possédaient des plantations d’anacardier, l’arbre à noix de cajou, et cherchaient à mieux valoriser cette production.

Elisa et Koreissi Touré décident alors d’investir et montent une usine de transformation à Koumantou.  En effet, la noix de cajou est un produit complexe à décortiquer car la coque peut être corrosive. Dans l’usine, des machines se chargent de cette partie délicate. Pour les autres étapes, 100 à 150 femmes  travaillent pendant environ deux mois, apportant un revenu complémentaire à leurs familles.

L'entreprise Jiriba distribue des noix de cajou bio
L’entreprise Jiriba distribue des noix de cajou bio • © Jiriba

La crise du Covid les a obligé à créer leur entreprise 

Jusqu’à la crise du Covid, Elisa et Koreissi vendaient leur production à des acheteurs européens.

En 2020, suite à la fermeture des frontières, la vente du container n’a pas pu se finaliser. Ils se retrouvent avec un container entier de noix de cajou, sans acheteurs, sans débouchés. Il craignent de perdre le fruit de leur travail et celui des agriculteurs. Pour éviter cette perte, ils décident de passer le pas et anticipent la réalisation d’un de leur rêve.

 Nous étions très inquiets, avec un container dont nous ne savions pas quoi faire et sans perspectives. 

Elisa Touré

 Ils créent leur micro-entreprise en France, à Bians-les-Usiers, village où a grandi Koreissi. Ils la baptisent  « Jiriba » qui signifie grand arbre en Bambara, lanque parlée au Mali. Une partie de la maison familiale est transformée en atelier où les noix de cajou sont stockées, torréfiées et mises en sachets, avant d’être vendues dans la région.

Elisa et Koreissi tiennent beaucoup à ce circuit vertueux, de la production à la commercialisation, avec peu d’intermédiaires et traçable du champ au magasin : un véritable circuit court !

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