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Mali : voyage en Pays Dogon au cœur de Dan Na Ambassagou

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REPORTAGE. Partie intégrante de l’équation sécuritaire du Pays Dogon, le groupe d’autodéfense se réorganise en attendant que l’État reprenne toute sa place. Par Olivier Dubois, à Bamako

Drissa Poudiougou se tient droit comme un I. Le fusil posé en travers de la poitrine, les mains le long du corps, les épaules droites, il se tient prêt. Malgré le soleil de plomb qui frappe l’aire sablonneuse du camp de Songho dans le cercle de Bandiagara, la cagoule en cotonnade et le casque Adrian, vestige de la Première Guerre mondiale, ne gênent nullement le jeune Dogon. Ce vieux casque en acier qu’il est le seul à porter a une valeur particulière pour le jeune homme. C’est celui de son grand-père, Hamadia Poudiougou, un Dogon parti combattre pour la France en 14-18 parmi les tirailleurs sénégalais. « En portant ce casque, je veux obtenir, capter le courage de mon grand-père », explique Drissa.

De vrais civils qui débarquent pour se former…

Voilà quelques semaines qu’il a commencé une formation paramilitaire qui s’étale sur six mois pour venir renforcer les rangs de Dan Na Ambassagou (comprendre « Les chasseurs qui s’en remettent à Dieu »), un groupe d’autodéfense qui, depuis 2016, a pris les armes pour lutter contre l’insécurité croissante qui sévit au Pays Dogon. « En avant, marche ! » intime l’instructeur en chef. Au pas, une cohorte d’une trentaine de jeunes aspirants chasseurs, avec leurs fusils, le drapeau malien noué à la ceinture ou en écharpe, se met en branle. Les pas ne sont pas parfaits, la gestuelle est un peu gauche, mais qu’importe, tous sont fiers d’être là pour apprendre à défendre leur terre en patriote. « Les bandits sont venus sur le territoire de mes ancêtres, ma patrie est en train de brûler et je suis venu éteindre ce feu, défendre mon pays ; c’est pour ça que je me suis engagé », lance le jeune chasseur novice d’une voix déterminée. Il y a peu, il n’avait jamais tenu un fusil et ne savait pas marcher au pas.

Au coeur du Pays Dogon, l’entraînement de Dan Na Ambassagou se fait dans un environnement austère et avec de petits moyens.  © Olivier Dubois

Depuis 2016, le groupe d’autodéfense a avalé des centaines de jeunes comme Drissa, des étudiants, des employés, des jeunes au chômage, qui ont décidé d’agir, de s’impliquer personnellement dans la défense de leur terre ancestrale qui a été le théâtre d’affrontements meurtriers. Souvent entre Peuls et Dogon, ces affrontements ont, au fil des années, charrié un flot inédit de morts. « Pour nous, le Pays Dogon existait avant le Mali, l’attachement à notre patrie est culturel, nous sommes liés à notre culture et chez nous la terre, c’est la patrie », explique, en observant les manœuvres des jeunes recrues d’un regard attentif, Boureima Sagara, président de la coordination Dan Na Ambassagou pour le cercle de Bandiagara.

… et constituer des groupes d’autodéfense

Il y aurait plus de 8 000 chasseurs membres de Dan Na Ambassagou disséminés sur plus d’une trentaine de camps au Pays Dogon. « Nous ne les formons pas que militairement, nous leur transmettons aussi les techniques ancestrales des chasseurs utilisées pour protéger et défendre nos villages », précise l’instructeur-combattant Ousmane Ongoiba.

Les jeunes recrues, cagoulées pour que l’ennemi ne puisse pas les identifier, apprennent durant leur formation au camp à se cacher en forêt, dans les rochers, à maîtriser les armes des Donsos (chasseurs en Bambara) que sont le fusil et le couteau et à combattre les djihadistes. Par la suite, ils vont intégrer le groupe d’autodéfense dans une unité de reconnaissance, de combat ou de protection des camps et des villages.

Après une série d’exercice physique, les recrues font une pause. Les gardes aux aguets, fusil en main, accroupis aux quatre coins de l’aire d’entraînement, eux, restent en faction. Ousmane Ongoiba, l’instructeur en chef, d’habitude peu disert, s’ouvre un peu sur son passé : « J’ai rejoint Dan Na Ambassagou en 2017. Lorsque je suis arrivé, je ne connaissais rien au métier des armes. Notre chef, Youssouf Toloba, avait formé des éléments qui m’ont ensuite formé et à présent c’est moi qui transmets ce que l’on m’a appris », indique-t-il.

Toloba, l’inspirateur des combattants de Dan Na Ambassagou

Youssouf Toloba, le respecté chef d’état-major de Dan Na Ambassagou, est ce que l’on pourrait appeler un authentique guerrier, un aventurier aussi, qui, jeune homme, a très vite succombé à l’appel des armes. « Quand l’État malien a demandé aux volontaires de se manifester pour aller combattre lors du dernier conflit entre le Mali et le Burkina Faso dans les années 80, il fut l’un des premiers à lever la main. Il a passé quelques années à la frontière entre le Mali et le Burkina et est devenu instructeur des nouvelles recrues.

Plus tard, dans les années 90, les Songhai l’ont appelé à l’aide au nom du mouvement Ganda Koy et Youssouf a répondu présent. Il s’est illustré là aussi comme un combattant intraitable », raconte ce proche du chef de guerre sous anonymat. Durant cette période, Youssouf Toloba fait partie des commandos d’élite de Ganda Koy et développe une expertise certaine pour le combat au couteau. « C’est d’ailleurs pourquoi les combattants du mouvement portent le couteau dans le dos. Pendant 2 ans, ces commandos spéciaux ont combattu pour Ganda Koy juste avec des couteaux avant de pouvoir disposer d’armes à feu. Ils étaient chargés de mener des opérations discrètes pour attaquer l’ennemi dans des endroits serrés lors de combat au corps à corps. Ce sont les stratégies et les techniques utilisées par Ganda Koy que Dan Na Ambassagou a reprises. Les premiers membres de Dana Ambassagou ont reçu cet entraînement », poursuit ce même proche de Youssouf Toloba.

Dans la formation, des éléments de droit international humanitaire

Si le maniement des armes et les techniques des chasseurs occupent une grande partie de la formation de ces 6 mois, un autre volet, nouveau celui-là, est aussi ouvert à l’attention des recrues : le droit international humanitaire. Il s’agit d’une sensibilisation qui a le mérite d’exister. « C’est quelque chose de nouveau », confirme l’instructeur-combattant Ongoiba. « Nous les sensibilisons à la protection et au respect des populations civiles, des femmes, des enfants et sur la manière de les traiter quand on est en opération. Ils savent que si nous arrêtons des civils innocents, nous devons les remettre aux autorités », explique l’instructeur.

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L’ombre des événements d’Ogossagou

Dans ces 5 années de conflit qui ont ravagé cette partie de la région de Mopti, le groupe d’autodéfense qui se pose en protecteur du Pays Dogon s’est aussi taillé la réputation de ne pas faire dans la dentelle. De nombreuses accusations d’exactions lui ont été imputées, comme celle du village d’Ogossagou le 23 mars 2019. Ce jour-là, des hommes en tenue de chasseurs Donsos ont fondu sur la partie peule de ce village dogon, perpétrant un véritable carnage : près de 160 civils y ont trouvé la mort, assassinés. Un rapport d’enquête de la division des droits de l’homme de la Minusma conclura à la responsabilité du mouvement Dan Na Ambassagou dans cette tuerie inédite qui a horrifié le pays.

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Sur l’aire d’entraînement du camp de Songho, le sujet agace et toute responsabilité du mouvement dans cette tuerie est systématiquement réfutée. « On fabrique, on formate, on fait tout pour qu’un mouvement soit accusé. C’est quelque chose qui a été créé pour opposer Peuls et Dogon », assène en guise de réponse Boureima Sagara. « J’ai l’impression que l’Occident fait une différence entre les morts, comme si certains avaient plus de valeurs que d’autres. Mais la mort d’un Peul ou d’un Dogon, c’est la fin d’une vie, c’est quelque chose de grave ! », s’exclame celui qui considère qu’Ogossagou est une affaire politique et que l’on a voulu faire porter le chapeau à son mouvement. « Les djihadistes prennent des tenues pour faire des exactions et les attribuer aux Donsos. Ils s’habillent aussi en tenue militaire. C’était le cas lors de l’attaque de Boulikessi. Est-ce qu’on a attribué cette attaque à l’État malien ? Ce n’est pas la tenue qui fait la preuve ! », défend le président Sagara.

« La cible : les djihadistes, pas une ethnie »

Cette réputation de tueurs qui ciblent la communauté peule a dépassé les frontières du pays pour choquer internationalement au vu des déplacés, des réfugiés et des victimes qui ont résulté de ce conflit fratricide qui a placé dos à dos ces deux communautés. « Dans cette guerre, je ne suis pas contre une ethnie en particulier, si tu es un djihadiste alors je te combats, même si tu es dogon ! » tient à souligner Korka « Le Marteau » Guindo, 25 ans, dont quatre passés avec Dan Na Ambassagou et qui se présente comme « chapeau personnel » de Youssou Toloba, comprenez un combattant affecté à la protection rapprochée du chef de guerre.

Parmi les combattants de Dan Na Ambassagou, Korka « Le Marteau » Guindo qui s’occupe de la protection rapprochée de Youssouf Toloba. © Olivier Dubois

Avec un physique plutôt passe-partout, « le Marteau » n’est pas impressionnant à première vue. Pourtant, il s’est fait une réputation de combattant courageux sur le terrain. « On m’appelle le Marteau car je ne recule pas au combat. Depuis ma naissance, je n’ai jamais reculé. C’est de là que vient mon surnom. Parce que quand je dis quelque chose, je le fais », explique Korka « Le Marteau » Guindo qui a mené avec efficacité plusieurs missions périlleuses contre les djihadistes.

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Des combattants courageux mais sous-équipés

Même si par patriotisme de nombreux jeunes Dogon s’enrôlent au sein du groupe d’autodéfense et sont prêts à donner leur vie pour leur pays, sur le terrain, le combat demeure inégal face à un ennemi protéiforme, mieux équipé, mieux armé, mieux financé. Malgré son courage et son engagement, le groupe d’autodéfense manque de tout. « Ils ont des difficultés à s’équiper, à se loger, à nourrir les troupes, alors qu’en face leurs ennemis ont des financements internationaux », explique Ousmane Tembely, président de la diaspora dogon. Dès 2016, celui-ci s’est mobilisé pour accompagner par des dons, en vivres et en médicaments, les chasseurs, les déplacés et ceux de la communauté qui ont besoin d’aide pour leur survie. « Notre souhait, c’est que ce conflit se termine mais l’État est absent. Si vous voulez coopérer avec les autorités ici, il n’y a personne à part Dan Na Ambassagou », ajoute le président de la diaspora dogon.

Les défis sont grands et les équipements limités pour Dan Na Ambassagou. © Olivier Dubois

Au camp de Songho, la journée d’entraînement touche à sa fin. Cinq mois encore séparent Drissa de son intégration effective comme combattant du mouvement Dan Na Ambassagou. Le jeune homme ne sait pas ce qu’il adviendra de lui dans ce nouveau parcours de vie, ni de son pays qu’il entend défendre mais une certitude verrouille la motivation de la jeune recrue : il veut lutter jusqu’au bout pour libérer son pays et ramener la sécurité pour que la vie redevienne comme avant. Dans les villages et hameaux le long des routes, des pistes brûlées par le soleil. Comme couleurs, il n’y a que du vert, du jaune et de l’ocre, un spectre qui illustre la dure réalité du quotidien.

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« Où est l’État ? Où est le gouvernement ? »

Pendant ce temps, sur un large rocher de pierre, quelque part sur l’immense plateau dogon, Moussa Tolo, maire adjoint de Kassa, dans le cercle de Koro, veut encore croire au retour des autorités maliennes. « Quand nos villages ont été attaqués, nous sommes allés le signaler au préfet, au sous-préfet, au gouverneur. Personne n’est venu. Ils ont juste envoyé des avions militaires. Ceux-ci ont survolé les villages et sont repartis sans qu’il y ait de suite. S’il n’y avait pas Dan Na Ambassagou, il n’y aurait plus d’autorités ici. Ils sont un rempart et nous assurent notre sécurité. Nous avons l’impression que le gouvernement et l’État nous ont abandonnés », déplore l’édile.

Pour le cercle de Bandiagara, Boureima Sagara est le président de la coordination de Dan Na Ambassagou.  © Olivier Dubois

Le 25 février dernier aux alentours de 21 heures, plusieurs dizaines de djihadistes ont lancé un assaut coordonné contre le camp de la gendarmerie de Bandiagara. Surpris et paniqués par cette attaque, les gendarmes se sont dispersés sans opposer de résistance. Alertées par le bruit des détonations, plusieurs unités de chasseurs du camp proche de Diombolo se sont immédiatement rendues sur place. Les djihadistes s’étaient déjà évanouis dans la nature laissant derrière eux huit victimes et plusieurs blessés, après avoir incendié le camp et emporté avec eux des armes, des véhicules et des matériels. Prévenu par les Donsos directement après l’attaque, le camp militaire de Sévaré n’a dépêché des soldats que le lendemain matin. Les chasseurs, devant les suppliques des gendarmes, sont restés toute la nuit à veiller sur le camp avant de s’en retourner. Cinq jours plus tard, lors de l’attaque de la Brigade territoriale de San, dans le Cercle de Ségou, ce sont les donsos qui sont de nouveau intervenus bien avant que les forces de sécurité se déplace sur les lieux.

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La si forte amertume des Donsos

Auparavant, chasseurs et gendarmes travaillaient ensemble mais quand les autorités ont voulu désarmer les Donsos, ceux-ci s’en sont retournés dans leurs camps et la sécurisation de ces zones par les forces de sécurité s’est étiolée. « Les djihadistes ont peur des chasseurs et si les autorités ne les soutiennent pas, ce sera très difficile de pouvoir sécuriser la région. Il y a une négligence de la part de l’État nous concernant. Quand vous quittez Sévaré et que vous roulez 10 à 15 km, vous croisez les djihadistes. Ils se pavanent comme ils veulent et ne se cachent même pas. Ils attaquent des camps, des villages, les pillent, les saccagent et font des films. Notre patrimoine qui est classé à l’Unesco est régulièrement attaqué, saccagé, brûlé et l’opinion internationale ne dit rien, la France ne dit rien. Elle a les pieds et les yeux sur Kidal, mais pourquoi pas sur le Pays Dogon ? » interroge, amer, Boureima Sagara qui rappelle qu’un président français, Jacques Chirac, a été fait « Hogon » (grade suprême de la sagesse chez les Dogons) au cours d’une cérémonie rituelle dans la région de Mopti en 2003. « Nous sommes dans le noir sur le plan international et le gouvernement ici n’existe pas », résume laconiquement Boureima Sagara qui espère qu’une solution à la crise qui ronge cette région va pouvoir être trouvée et que le gouvernement planche sur une réponse qui pourrait inverser la donne.

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Quid des relations à développer avec et au sein du Pays Dogon ?

En attendant, à Bamako, cette analyste des services maliens, spécialisé sur le centre du Mali, qui a requis l’anonymat, a risqué une sorte de pessimisme en argumentant : « La zone est dans une forme d’impasse car le départ a été très mauvais avec le sous-traitement de la zone au Donsos. Ça va être très dur de redresser les choses », a-t-il indiqué. « Les autorités sont plus dans l’idée d’aller dans les zones dont les noms sont célèbres comme Boni, Boulikessi, etc. Mais une solution de sortie de crise pour le Pays Dogon n’est pas sur la table », a poursuivi l’analyste. « D’autre part, la confiance de la population s’est effritée, dans certaines zones à cause de certains Donsos qui avaient eu des comportements de brigand. La population ne savait plus où mettre la tête et s’est demandé si ce n’était pas mieux de faire des pactes avec ceux-là mêmes qui les agressent, faire la paix avec les djihadistes en faisant semblant d’adhérer à leur cause », a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, on ne veut plus montrer au niveau international qu’il y a une forme de collaboration avec les Donsos. On s’engage plutôt dans le cadre de collaboration avec Barkhane, la force Takuba, le G5 Sahel, c’est-à-dire tout ce qui est une force légale », a-t-il conclu.

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Pour étayée que soit cette analyse, elle se heurte à un fait d’actualité qu’il serait difficile de passer sous licence : celle selon laquelle le chef de Dan Na Ambassagou, Youssou Toloba, et le colonel Ismaël Wague, ministre de la Réconciliation nationale, se sont rencontrés ce mardi 9 mars quelque part au cœur du Pays Dogon.

Le colonel Ismaël Wague, ministre de la Réconciliation, en Pays Dogon avec Sekou Allaye Bolly, son chargé de mission, et le président de la coordination nationale de Dan Nan Ambassagou, Mamoudou Goudienkile.  © Le Pays Dogon.net

Selon le site Le Pays Dogon.net, photo à l’appui, « les échanges entre les deux personnes ont porté entre autres sur la situation socio-sécuritaire au Pays Dogon, la réconciliation, les accords locaux signés entre des populations du Pays Dogon et les groupes armés terroristes, les rapports entre la Minusma et la communauté ainsi que la lutte contre le terrorisme. En guise de réponse, Youssouf Toloba a développé sans ambiguïté sa vision de la situation. Dan Na Ambassagou « ne soutient pas et ne soutiendra pas des populations qui signent des pactes avec les terroristes ». Pour lui, ceux-ci ont « un agenda clair » à savoir « l’application de la charia ». Toujours selon le communiqué divulgué au sortir de cette rencontre, Dan Na Ambassagou a partagé son souhait dans le cadre de la lutte antiterroriste, de « mutualiser les forces pour ensemble vaincre le mal ». Mettant l’accent sur le fait que, plus qu’un conflit intercommunautaire, le Pays Dogon fait face à un conflit de nature terroriste imposé par les djihadistes qui sont les vrais ennemis autant pour Dan Na Ambassagouque pour l’armée malienne et ses alliés. Sur ce point, l’idée de constituer avec de jeunes Peuls des groupes mixtes pour protéger tous les villages a été émise. Objectif affiché : assurer une meilleure cohabitation dans la sécurité entre les agriculteurs dogon et les éleveurs peuls dans le Pays Dogon. Une perspective qui pourrait changer durablement et en profondeur la donne au cœur de cette région sensible et stratégique dans la lutte contre le terrorisme islamiste.

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